Art Rimbaud Project: Lyrics

Ma Bohème
[Vocals: Uwe Henke | Music: Uwe Henke | Violin: Joachim Romeis]

[Scrolle herunter für eine Deutsche Übersetzung von Arthur Rimbaud's Original Gedicht.]

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse! et j'étais ton féal;
Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
-Petit Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
-Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou.

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
Des mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

Ma Bohème

Je m'en allais, les poings dans mes poches crevées;
Mon paletot aussi devenait idéal;
J'allais sous le ciel, Muse! et j'étais ton féal;
Oh! là! là! que d'amours splendides j'ai rêvées!

Mon unique culotte avait un large trou.
-Petit Poucet rêveur, j'égrenais dans ma course
Des rimes. Mon auberge était à la Grande-Ourse.
-Mes étoiles au ciel avaient un doux frou-frou.

Et je les écoutais, assis au bord des routes,
Ces bons soirs de septembre où je sentais des gouttes
De rosée à mon front, comme un vin de vigueur;

Où, rimant au milieu des ombres fantastiques,
Comme des lyres, je tirais les élastiques
Des mes souliers blessés, un pied près de mon coeur!

Mon coeur!


Mein Zigeunerleben (Eine Fantasie)

Die Hände in den Taschen löcherig gezäumt;
Mein Mantel war desgleichen nicht mehr völlig neu;
Ging ich unterm Himmel, Muse! nur dir treu;
Oh! la! la! um von herrlicher Liebe zu träumen!

Die einzige Hose - ein einziges Loch.
- Dem träumenden Däumling fällt's wandernd nicht schwer
Zu reimen. Mein Gasthaus heißt - der Große Bär.
- Die Sterne, sie raschelten süß, himmelhoch

Und ich lauschte, am Wegesrand hockend, ihr,
Der Nacht des Septembers, auf meiner Stirn
Spürt' ich die Tautropfen, kräftig wie Wein;
Und dichtend im Umfeld fantastischer Schatten,
Zupft ich die Senkel, die Leierklang schnarrten,
Der löchrigen Schuh, und mein Herz stimmte ein.


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